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Gestion intéressée d’une association en cas de communauté d’intérêts avec une société
Une association ayant des intérêts commerciaux communs avec une SARL ne peut être considérée comme ayant une gestion désintéressée. Elle doit dès lors être soumise à la TVA.
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RGPD : les conditions pour obtenir une réparation en cas de violation de la protection des données personnelles du salarié
Si l’employeur obtient des éléments de preuve à l’encontre d’un salarié pour justifier son licenciement qui ont nécessité un traitement des données personnelles du salarié, collectées auprès d’un tiers sans son consentement, cette seule violation du RGPD suffit-elle pour obtenir une réparation ?
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Conjoint collaborateur : un changement obligatoire de statut avant le 1-1-2027 ?
Il est fréquent que le conjoint du dirigeant collabore à l’activité de l’entreprise. Il doit dans ce cas obligatoirement se voir attribuer un statut. S’il a opté pour le statut du conjoint collaborateur, ce statut est limité à une durée de cinq ans et s’arrête obligatoirement au 31-12-2026 pour les conjoints qui bénéficiaient déjà de ce statut au 1‑1‑2022. Quel statut choisir après cette date ?
Un délai très court pour saisir l’interlocuteur départemental !
L’interlocuteur départemental peut être saisi après une entrevue avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, peu importe qu’il prenne position, et avant la mise en recouvrement des impositions contestées. Il est jugé qu’un délai de 17 jours, dont 12 ouvrés, entre ces deux dates est raisonnable.
Lorsqu’un contribuable fait l’objet d’un contrôle sur place (vérification de comptabilité ou ESFP) et qu’il entend contester les rehaussements envisagés, la charte du contribuable vérifié lui permet de pouvoir rencontrer l’interlocuteur départemental, à condition de le saisir dans un délai raisonnable. C’est-à-dire ?
Les faits. Une société a fait l’objet d’une vérification de comptabilité, suivie par une procédure de rectification contradictoire. Au cours de cette procédure, elle a, à sa demande, rencontré le supérieur hiérarchique du vérificateur le 28-11-2017. Celui-ci a confirmé les rehaussements par un courrier reçu par la société le 6-12-2017. Seulement 9 jours après la réception de ce courrier par le contribuable, soit le 15-12-2017, l’administration a mis en recouvrement les sommes. La société soulève alors un vice de procédure, faisant valoir que l’administration ne lui a pas laissé un délai suffisant pour saisir l’interlocuteur départemental en mettant en recouvrement aussi rapidement les impositions.
La décision du juge. Le juge rappelle que si des divergences importantes subsistent après l’entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, le contribuable peut faire appel à un interlocuteur départemental. Il ajoute que ces dispositions n’imposent pas que le supérieur hiérarchique prenne expressément position après l’entretien. Il relève que la société pouvait, dès l’issue de son entretien avec le supérieur hiérarchique, qui a eu lieu le 28-11-2017, faire appel à l’interlocuteur, peu important que le supérieur hiérarchique, qui n’y était pas tenu, ait fait parvenir à la société le 6-12-2017 un courrier confirmant la persistance du désaccord. Les rappels de taxe en litige ayant été mis en recouvrement le 15-12-2017, le juge estime que la société a bénéficié, en l’espèce, d’un délai raisonnable pour exercer son droit de faire appel à l’interlocuteur. Il décide donc que la société n’a pas été privée, faute d’un délai suffisant, de la possibilité de saisir utilement cet interlocuteur et que les rehaussements ne peuvent pas être annulés sur ce fondement.
CE 9e ch. 10-3-2023 n° 464123
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