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Le locataire commercial qui exerce son droit de préemption peut se faire rembourser la commission de l’agent immobilier
La Cour de cassation rappelle que les honoraires de l’agent immobilier inclus dans l’offre de vente d’un local commercial notifiée au locataire dans le cadre de son droit de préemption ne sont pas à sa charge. Il est en droit de demander leur restitution s’il les a payés.
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Employeurs victimes de dégradations ou de vols lors des violences urbaines survenues les 17 et 18 octobre dernier
L’Urssaf précise les mesures exceptionnelles d'accompagnement qu’elle met en place pour soulager la trésorerie des entreprises ayant subi des dommages lors des troubles urbains intervenus en marge des manifestations des 17 et 18 octobre 2026.
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Traitement social de la prime transport : les précisions du Boss
Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (Boss) a apporté des précisions sur le régime social de la prime transport ou prime carburant, qui a été modifié par les décrets 2026-973 et 2026-974 du 20-10-2026.
Remettre les attestations de formation au salarié
Que risque l’employeur s‘il ne remet pas au salarié les attestations de formation qu’il a suivies ?
Obligation de l’employeur. L’employeur a l’obligation d’assurer l’adaptation de ses salariés à leur poste de travail tout au long de l’exécution de leur contrat de travail. Il doit veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations. À cet effet, l’employeur peut leur proposer des actions de formation dans le cadre du plan de développement des compétences (C. trav. art. L 6321-1 et L 6313-1).
Obligation de remise des attestations de formation au salarié. La Cour de cassation a récemment déclaré que l‘employeur a l’obligation de remettre au salarié les attestations de formation qu’il a suivies pour ne pas lui faire perdre une chance d’être recruté (Cass. soc. 13-4-2022 n° 20-21501).
Illustration. Un salarié engagé pour plusieurs missions par une entreprise de travail temporaire a suivi deux formations de perfectionnement aux techniques de soudage. À la fin de son dernier contrat de travail, l’employeur ne lui ayant pas remis ses attestations de formation, à savoir ses certificats de soudure, le salarié a saisi le juge pour obtenir la remise de ces documents professionnels et le paiement de dommages et intérêts par l’employeur pour réparer le préjudice subi du fait de l’absence de cette remise. En appel, les juges ont admis que le salarié a perdu une chance d’être recruté sur certaines offres d’emploi en étant dans l’impossibilité de présenter les documents attestant de ses nouvelles compétences, mais ils ont rejeté sa demande car le salarié n’a pas produit de document leur permettant d’évaluer précisément le préjudice subi du fait de cette perte de chance.
Une indemnisation due par l’employeur. La Cour de cassation a censuré la décision des juges. Elle a déclaré qu’en refusant d’évaluer le préjudice dont elle avait constaté l’existence en son principe, la cour d’appel a violé l’article 4 du Code civil qui stipule que le juge ne peut refuser de statuer sur une demande dont il admet le bien-fondé en son principe, au motif de l’insuffisance des preuves fournies par une partie. L’affaire a donc été renvoyée devant une autre cour d’appel qui devra évaluer le préjudice subi par le salarié résultant de la perte de chance d’être recruté.
Ainsi, un employeur qui ne remet pas au salarié ses attestations de formation lui fait perdre une chance d’être recruté sur certaines offre d’emploi car il ne peut justifier de ses nouvelles qualifications. L’employeur risque donc d’être condamné à lui verser des dommages et intérêts.
Sources : Cass. soc. 13-4-2022, n° 20-21501
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