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Le locataire commercial qui exerce son droit de préemption peut se faire rembourser la commission de l’agent immobilier
La Cour de cassation rappelle que les honoraires de l’agent immobilier inclus dans l’offre de vente d’un local commercial notifiée au locataire dans le cadre de son droit de préemption ne sont pas à sa charge. Il est en droit de demander leur restitution s’il les a payés.
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Employeurs victimes de dégradations ou de vols lors des violences urbaines survenues les 17 et 18 octobre dernier
L’Urssaf précise les mesures exceptionnelles d'accompagnement qu’elle met en place pour soulager la trésorerie des entreprises ayant subi des dommages lors des troubles urbains intervenus en marge des manifestations des 17 et 18 octobre 2026.
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Traitement social de la prime transport : les précisions du Boss
Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (Boss) a apporté des précisions sur le régime social de la prime transport ou prime carburant, qui a été modifié par les décrets 2026-973 et 2026-974 du 20-10-2026.
Précisions sur la déductibilité de l’indemnité « handicap » investie dans l’immobilier avant 2018
L’immeuble acquis avant 2018 avec l’indemnité reçue en réparation d’un dommage corporel est taxé à l’IFI et le montant de l’indemnité est déduit. Seule une fraction est déductible si le contribuable ne prouve pas que la rente a bien été employée à l’acquisition de l’immeuble.
Les contribuables qui, avant le 1er janvier 2018, ont acquis des actifs immobiliers imposables à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en remploi d’une indemnité perçue en réparation d’un dommage corporel lié à un accident ou à une maladie, ou d’un préjudice moral ou économique du fait d’un dommage corporel causé à un proche, sont autorisés à déduire le montant actualisé de l’indemnité de la valeur imposable des actifs immobiliers acquis en remploi (Rép. Goasguen : JO AN 18‑9‑2018 n° 8489). En pratique, les contribuables portent au passif de leur déclaration d’IFI le montant actualisé de l’indemnité.
À la suite d’un accident du travail, un contribuable perçoit une rente, employée au financement de l’acquisition de trois biens immobiliers. Le contribuable entend bénéficier de la tolérance administrative et dépose des déclarations rectificatives pour l’IFI 2018 et 2019 afin d’obtenir le remboursement de l’impôt trop‑versé, en mentionnant au passif la rente perçue depuis son accident pour près d’un million d’euros. L’administration fiscale accepte de déduire la rente mais uniquement pour la fraction de celle‑ci correspondant au prorata de la valeur des biens immobiliers par rapport à l’ensemble des biens composant le patrimoine du contribuable, en prenant comme base de calcul le patrimoine au 1er janvier 2017.
La cour d’appel de Poitiers commence par énoncer que la tolérance édictée par la réponse ministérielle précitée s’applique tant aux indemnités perçues sous forme de capital qu’aux indemnités perçues sous forme de rente. Par ailleurs, elle approuve l’administration fiscale d’avoir exigé la preuve que la rente a bien été employée à l’acquisition des biens immobiliers. Le contribuable ne rapportant pas cette preuve, l’administration peut appliquer un prorata de déduction permettant de prendre en compte uniquement la fraction du patrimoine acquise grâce à l’indemnité. Le prorata est calculé en rapportant la valeur des biens immobiliers composant le patrimoine du contribuable à celle de son patrimoine global. Au cas particulier, les biens immobiliers représentant 53 % de son patrimoine total, seule cette fraction de la rente peut être portée au passif de l’IFI.
CA Poitiers 4‑1‑2022 n° 20/01941
© Lefebvre Dalloz

